Voici une info très intéressante pour suivre le Vendée Globe à côté de chez vous.
Du 10 novembre 2004 au 5 février 2005, le PC course itinérant-Sodebo sera successivement présent dans les centres commerciaux de dix villes françaises.
Au programme :
- les vacations radio avec les skippers.
- Diffusions de films avec des images inédites des précédents Vendée Globe, bornes Internet
- Jeux concours (jattends de savoir quels seront les lots à gagner)
Le calendrier, 4 j danimations sinstalleront du mercredi au samedi dans chacun des dix centres commerciaux retenus.
Du 10 au 13 novembre 2004, Caen, centre Saint-Clair Carrefour
Du 17 au 20 novembre 2004, Lille, centre Lomme
Du 24 au 27 novembre 2004, Nancy, centre Saint Sébastien
Du 12 au 15 janvier 2005, Lyon, centre carrefour Vénissieux
Du 19 au 22 janvier 2005, Toulouse, centre porter Carrefour
Du 26 au 29 janvier 2005, Mérignac, centre Mérignac soleil
Du 2 au 5 février 2005, Nantes, centre Beaulieu Carrefour
la 10ème ville nétant pas confirmée à ce jour (qui rêve de Chambéry ?)
Résumé de la semaine
Ils sont partis et preuve de la qualité du plateau ils sont encore tous les 20 en mer, aucun abandon après une semaine de portant à fond la caisse (cela nétait jamais arrivé en 4 éditions du Vendée Globe).
Les brèves en cascade (3 courtes histoires reliées entre elles)
- Devinette. Parmi les bateaux sur la ligne de départ il y a un peu de tout : des bateaux flambant neufs mis à l'eau en 2004 et d'autres bateaux 'reconditionnés' ayant plus de 5 tours du monde sans escale dans la quille (dont un à l'envers !). Devinez qui on trouve à bord des 2 bateaux les plus anciens ? Les deux femmes : Anne Liardet (Roxy) et Karen Leibovici (Benefic). Vous avez dis macho les marins ?
- Du coup il y a bel et bien une course dans la course. Avant le départ Karen Leibovici annonçait "On va se faire notre course avec Anne Liardet, Benoît Parnaudeau et Norbert Sedlacek". C'est très clair : le départ a été express grâce à des conditions portantes, la flotte s'est éclatée en 2 groupes dès les 1iers jours. Voir la carte des positions au 4ième jour de course. Sauf qu'aux 4 retardataires annoncés s'ajoute Raphaël Dinelli que je serai tenter de surnommer "le poisseux" et pas seulement sur ce Vendée Globe mais pour toute sa carrière nautique !

- Petit inventaire des déboires de Raphaël Dinelli. 1ière participation au Vendée Globe : parti hors course sur l'ex-bateau de l'organisateur (Philippe Jeantot), il chavire dans le Sud et est miraculeusement repêché par Pete Goss alors que son bateau coule. Décidé à re-tenter sa chance autour du monde, il décroche un sponsor (Sodébo), fait construire un engin de vitesse, mais Sodébo finit par lui préférer Thomas Coville ! Il se lance donc dans sa 2ième participation au Vendée Globe sur un bateau d'occasion et heurte un cétacé dans la descente de l'Atlantique; obligé de s'arrêter pour réparer il termine hors course, attendant Yves Parlier en chemin. Pour cette édition 2004-05 il se lance dans la construction d'un nouveau bateau mais faute de budget (il n'est pas arrivé à vendre son ancien bateau, avec un arceau arrière particulièrement laid) il doit se résoudre à repartir autour du monde en réarmant "l'invendu". Et devinez quoi ? Il se prend quelque chose dans la quille dès le 2ième jour de course avec une voie d'eau à la clef ! Heureusement qu'il est persévérant le bonhomme. J'en connais quaurait lâché le truc pour moins que ça !!!
Petit cours de manoeuvre en solitaire : 2 écoles pour le changement de bord au portant
Ecole numéro 1 : Hervé Laurent (UUDS)
Vous avez dû comprendre à la lecture de l'édition précédente que j'avais un petit faible pour Hervé Laurent, un navigateur parfaitement inconnu du grand public, il a choisit de longer l'Espagne là où tout le monde à plutôt été chercher une meilleure glisse et moins de vent au large, loin à l'Ouest.
Hervé Laurent (UUDS) "Le fait de faire plusieurs empannages par 45 nuds de vent, c'est très enrichissant et rassurant pour la navigation dans le Sud."

Ben ouais on ne boxe pas du tout dans la même catégorie. Juste un petit rappel : nous lors de notre dernière croisière estivale nous avons eu une pointe à 43 noeuds (pas 45 établit), nous étions 6 à bord (il est tout seul), sur un bateau de 11m (le sien en fait 18), avec une mer plate puisque sous le vent du Golfe de Saint Tropez (lui a 5 m de creux), nous étions sous GV seule à 2 ris : c'est marrant ça m'est pas venu à l'idée de faire un empannage juste pour voir ce que ça donnait ! D'ailleurs tout le monde n'a pas la même technique ...
Ecole numéro 2 : Sébastien Josse (VMI)
"Il y avait 33 nuds de vent et jai planté dans une vague. Jai donc trouvé plus prudent de mettre la trinquette. [...] Je suis très prudent. Une preuve : au lieu dempanner (changer damure au portant, une manuvre toujours délicate dès que le vent forcit) jai préféré remonter au près pour virer de bord."
Le jour où l'empannage est trop "chaud" s'en souvenir et ne pas hésiter à faire comme les pro. Par contre attention ça paraît facile comme ça, mais ce qu'il ne dit pas l'animal c'est qu'au près le bateau penche, que ça mouille sérieusement et qu'en plus on ne surfe plus sur les vagues mais on les prend en pleine face genre manège diabolique.
Paroles du chouchou de la semaine
Extrait d'une ITW de Karen Leibovici.
En août dernier, un accident de la route a bien failli ruiner ses espoirs de courir le Vendée Globe : « On m'a refusé une priorité et j'ai terminé ma course dans un mur ». Le diagnostic du médecin fut dur à entendre : « Fracture d'une vertèbre et du sternum ».
« Vendée Globe oblige, j'ai demandé à être opérée trois jours après l'accident ». Ce qui fut fait. Depuis « J'ai deux plaques de ferraille et une dizaine de boulons à l'intérieur », dit-elle.
Forcément, elle a perdu en mobilité, mais ça ne l'inquiète pas outre mesure : « Mon bateau est sain, tolérant et facile à mener ».
Chapeau Mademoiselle.
Bon vent à tous et à la semaine prochaine, sauf saute dhumeur ;-)
Chers tous,
Le Vendée Globe est parti. Pas besoin de vous faire un dessin ... vous imaginez bien que je vais suivre l'évènement de prêt.
Les médias vont certainement nous informer dans les grandes lignes : classement, casse, météo rencontrée par les concurrents et certainement aussi parler des aventures qui ne manqueront pas d'arriver à l'image des précédentes éditions : chavirage et sauvetage par un autre concurrent, chirurgie de la langue seul dans les 40ièmes rugissants, construction d'un mat de fortune dans une baie inhospitalière d'une île déserte.
De mon côté je vous propose pendant les 3 mois qui viennent de retrouver dans NAM les "coulisses décalées" de la course. Pas que je sois spécialement dans le secret des coureurs mais simplement qu'il y a des à cotés à ce tour du monde planétaire qui ne feront jamais la une des médias. Comme d'hab que des infos véridiques, traitées subjectivement par votre serviteur, selon ses humeurs, ses disponibilités. Premier jet aujourd'hui de la lettre NAM dans le style "Canard du Vendée".
Le décors : tout est relatif
Les concurrents du Vendée Globe vont parcourir en 3 mois et à la voile 23 000 miles soit à peu près la distance parcourue par un gros rouleur avec sa voiture en 2 ans (soit 20 000 km / an) sauf qu'eux ne font pas des pointes à 140 km/h sur l'autoroute mais plutôt à 40 km/h (autour de 23 noeuds quand même !) et qu'ils sont poussés non pas par un moteur à explosion utilisant de l'énergie fossile (quoique .. voir plus loin) mais par une énergie renouvelable : "le vent". Notre quotidien, le leur tout est relatif.
Autoportrait express d'un concurrent
Introduction : Hervé Laurent, skipper pro depuis 25 ans, inconnu du grand public qui a déjà couru le Vendée Globe.
Extrait d'une interview d'Hervé Laurent :
"Ce parcours correspond à ce que j'attends de la navigation hauturière. J'ai traversé 34 fois l'Atlantique mais j'ai envie de faire le tour du monde parce que c'est une autre dimension." (ndlr : moi si jarrive à faire une petite transat dans ma vie se sera déjà pas mal).
Q : Vos souvenirs du Vendée Globe : le meilleur, le moins bon ?
Hervé Laurent : "Le meilleur souvenir, c'est incontestablement l'arrivée. Le moins bon, c'est lorsque j'ai vu une muraille de glace à 200 mètres du bateau alors que je me trouvais à proximité de l'Antarctique. Je peux vous assurer que ça fait un frisson dans le dos." (ndlr : pour rappel leurs bateaux font juste 18m, quand on sait quun glaçon peut couleur un bateau de la taille du Titanic
pour vous faire une idée jeter un il à la photo jointe : un iceberg croisé par un concurrent dans le sud !).
Q : Comment pensez-vous gérer votre sommeil ?
Hervé Laurent : J'ai appris à ne jamais dépasser une demi-heure de sommeil et à m'endormir en moins de dix minutes." (ndlr : les plus grosses « nuits » des concurrents tournent autour de 4h30 de sommeil pour 24h, et pour le plus rapide il faudra tenir le rythme sur 90 jours).
Info ou intox : Jean Le Cam embarque un moteur de tracteur et Roland Jourdain roule au HDI ?
Et oui les 2 marins de la vallée de fous à Fouesnant qui ont construit ensemble leurs bateaux (2 sistership) n'ont pas choisit les mêmes moteurs ... question de philosophie.
Extrait d'une intervention de Jean Le Cam :
"Sur le moteur, nous navons pas fait les mêmes choix : jai une plate-forme rustique, un moteur de tracteur. Il est moins performant que celui de Bilou qui est un HDI"
Je vous encourage bien sûr à suivre la course en direct sur http://www.vendeeglobe.org
