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Le Vendée Globe 2004 ... vous trouverez sur ce blog un suivi de la course en marge du discours officiel avec un article quotidien du 16 décembre 2004 à fin mars 2005.

 

Bonne lecture à tous ...

 

 

Jeudi 3 mars 2005

Petit tour des 4 irréductibles qui sont toujours en mer dans ce Vendée Globe. Et pour démarrer cet article la transition est toute trouvée avec l'article de ce début de semaine sur le dopage, honneur donc aux dames avec Karen.

 

 

Karen sur le point de craquer

Prise au piège d'une dorsale anticyclonique Karen fait du surplace et cauchemarde que son calvaire se prolonge indéfiniment : ne pas avancer c'est déjà dur, mais voir les collègues s'éloigner, l'arrivée ne pas se rapprocher et les difficultés être toujours là (plus d'énergie, mal de dos, absence d'eau et j'en passe ...) et bien il y a de quoi ne pas avoir le moral et c'est ce qui arrive à Karen qui est sur le point de craquer nerveusement. A t'elle emmené à bord des anti-dépresseurs ? Où commence et où s'arrête le dopage ? Comme pour l'assistance vaste débat auquel vous pouvez participer sur le forum Gens de Mer.

Aller tiens bon Karen ... tu es mon anti-héro préféré dans ce Vendée Globe (cf article Karen et Ellen) !

 

 

Benoit n'a plus le goût

Lui qui pourtant nous avait habitué à suivre tranquille son petit bonhomme de chemin, prenant même le temps de 'philosopher' en route ... et bien pour lui aussi rien ne va plus. Il écrit dans son livre de bord hebdomadaire dans l'Humanité "j’ai beau me rapprocher chaque jour un petit peu plus des Sables-d’Olonne, je n’en vois plus la fin. La lumière est belle, la mer aussi, mais curieusement je n’arrive pas à en profiter comme je devrais. L’impatience me ronge et je ne parviens pas à me défaire de ce sentiment".

Aller tiens bon Benoit ... la ligne est sans doute pour aujourd'hui !

 

 

Raphaël en bave aussi ...

Mais curieusement ça ne me fait pas aussi mal au coeur que pour les 2 concurrents cités précédemment. Non pas que je ne porte pas Raph dans mon coeur mais plutôt parce qu'au contraire on le connaît bien l'animal et on sait combien il est résistant à l'adversité (il en est à sa 3ième 'tentative' de Vendée Globe) ... la preuve de cette résistance : sur son bateau hors d'âge de plus de 14 tonnes au gréement blessé et qui prend l'eau quasiment depuis le premier jour (!), il ne peut s'empêcher de positiver "C’est un très bon bateau qui peut encore aller plus vite avec quelques améliorations" (sachant que Raph est parti sur cet engin car il n'a pas trouvé les finances pour terminer son bébé flambant neuf qui dort pétrifié sous un hangar, les travaux à peine effectués moitié).

Aller tiens bon Raph ... la ligne d'arrivée de ton 1er Vendée Globe en course est en vue, là juste à portée de main !

 

 

Anne Liardet face à une grosse avarie

Depuis quelques jours sa dérive bâbord est fendue, elle a explosé le puits de dérive, provoquant une voie d’eau. Pour réparer Anne a tout de suite mis à la cape et a appuyé le bateau sur tribord pour que l’eau ne pénètre plus dans le bateau. Nous offrant un nouvel épisode de l'inépuisable saga "à la voile on ne va pas toujours où l'on veut" (parabole de la vie de tous les jours de chacun d'entre nous) : pendant qu'elle répare sa dérive Anne se met à la cap et Roxy dérive plein sud à l'opposé de sa route qui bien sur est cap plein Nord elle, pour regagner les Sables (vous remarquerez au passage toute la complexité du langage maritime : d'habitude on lui reproche de multiplier les mots de vocabulaire spécifiques, mots pas toujours faciles à comprendre pour un néophyte et bien ici c'est l'inverse 2 mots (dérive et cap) trop 'génériques' qui sont utilisés tous les 2 à 2 reprises et avec des significations assez différentes ... le tout dans la même phrase qui malgré mes effort n'a pas pu être 'simplifiée' d'avantage sous peine de devenir inexacte !).

Aller tiens bon Anne ... ton rêve d’une vie de navigatrice va bientôt être exaucé et tes 3 enfants seront à l'arrivée pour partager cette joie avec toi ! (et peut-être y aura t'il une autre bonne surprise : le rachat du bateau vainqueur PRB par ton sponsor ... ce ne sont que des bruits de pontons mais peut-être bientôt cela deviendra un beau cadeau pour ton retour à la course après une belle parenthèse familiale ... une belle reconnaissance pour la brestoise !).

 

Anne Liardet sur Roxy ... qui a fait tout les Vendée Globe + un record autour du monde épique à l'envers avec Philippe Monnet (d'ailleurs toujours proprio du bateau et qui l'a 'prêté' à Anne pour ce tour du monde ... sacré cadeau !)

 

Ce fameux Golfe de Gascogne

Ces 4 là doivent encore affronter le Golfe de Gascogne qui on le sait n'est pas une partie de plaisir en cette saison, écoutez Bruce Schwab (Ocean Planet), le dernier concurrent arrivé à ce jour de 'mise sous presse' : « Autrement il fait très froid. Il fait plus froid que dans le sud parce que là en plus j’ai le vent de face alors qu’il était portant là-bas. J’ai eu des grains cette nuit et dans l’un d’eux, j’ai même eu de la neige ! » ... c'est ce qui attend Benoit c'est sûr, pour les autres la météo leur réserve peut-être d'autres surprises par forcément plus agréables.

 

 

Faut que ça tienne !!!

La hantise de la casse occupe tous les esprits, Anne par exemple craint pour son gréement qui se relâche de jour en jour, le mat va t'il finir par tomber ? Anne Liardet "J'en ai ras le bol. Roxy est très fatigué. Le gréement se relâche toujours, les fuites augmentent au niveau du puits de dérive. Le bateau cogne, tombe, il est secoué dans tous les sens. On se demande comment ça fait pour tenir."

Benoit témoigne aussi très bien de cette angoisse des derniers miles "Pour l’instant, je dois continuer à faire une route propre, même si je commence à devenir un peu parano. Chaque choc me fait flipper. J’ai peur que quelque chose arrive. Ce serait vraiment bête à quelques jours de l’arrivée. Rester concentré, rester concentré..."

Ce serait vraiment dommage si près du but surtout qu'aucun accident / avarie grave n'est venu perturber le Vendée Globe 2004 à ce jour ... pourvu que ça dur (Note 1) !

 

 

(Note 1) certains ont quand même vraiment eux très chaud aux fesses et sont passés près de la correctionnelle : Alex T. et son trou dans le pont; Norbert S., Bilou, Nick M. ou encore Mike G. avec leurs quilles baladeuses ou encore Conrad H. et sa voie d'eau en pleine tempête dans le Pacifique ... la liste n'est pas exhaustive bien sûr ... mais aucune vie en danger, aucun bateau abandonné en mer et tous (à l’exception de Nick M.) ont ramené au port leur barque par leurs propres moyens ... chapeau les pros …

 

[et je le dis en toute admiration moi qui ai (honteusement ?) appelé la SNSM à la rescousse après une nav de nuit parce que l’absence de vent conjugué à une panne moteur, à un mouillage qui ne tient pas par 20m de fond, à la fatigue de 24h de nav en continue et un courant de marée qui portait à 2 nœuds bien sonnés sur la pointe de Penmarch me faisait penser qu’il y avait danger d’atterrir au pied du phare d’Eckmühl sur les roches de ‘Grounini’ qui malgré leur nom sont loin d’être suffisamment généreuses pour accueillir tendrement une coque !

A ma décharge il faut bien reconnaître que souvent en mer le danger c’est la terre ! Et si cette expression peut sembler paradoxale au premier abord, sur l’eau elle se révèle très fréquemment d’une cruelle exactitude !]

 

___
. Révision 1.0 du 4/03/2005 : ajout de la dernière phrase autour du danger en mer c’est la terre …

 

 

Mercredi 2 mars 2005

Je viens de découvrir, grâce à Lani, un projet très intéressant pour nous autres passionnés de mer, il s'agit de la Radio de la mer qui émet sur Paris en FM et ... sur Internet !

 

Pour en savoir plus et surtout l'écouter rendez-vous sur http://www.laradiodelamer.com  il y a une très tentante interview de Titouan Lamazou premier vainqueur du Vendée Globe ... je cours l'écouter.

 

Voilà peut-être une source d'info pour ceux qui comme moi trouvent que les médias traditionnels ne parlent pas assez de l'eau sous toutes ses formes ...

Mardi 1 mars 2005

Après le sujet assez 'léger' d'hier revenons aux choses sérieuses ...

 

Dans la plupart des sports de haut niveau, le dopage défraye régulièrement la chronique. En voile ... c'est le silence absolu, pas une seule histoire croustillante à se mettre sous la dent, ça semble être LE sujet tabou : même les journalistes sportifs n'abordent jamais cet aspect délicat de la course au large ... pourtant il doit y avoir de quoi faire !

 

Sébastien Josse boit du Champagne à l'arrivée ... et pendant la course ? (la réponse à la fin de cet article)

 

Vincent Riou (PRB) reconnaissait à l'arrivée "Il n'y a pas tellement de moments précis durs à encaisser. Ce qui est dur, c'est de tenir sur la durée. A la fin quand il fallait faire du cap, il fallait être surtoilé. Le dodo ? Niet."

 

C'est clair au cas où vous en doutiez l'organisme est soumis à très rude épreuve lors d'un Vendée Globe et les skippers tout au plus reconnaissent du bout des lèvres ... consommer quelques vitamines ... 2 exemples.

 

Karen Leibovici (Benefic) "Quelques rituels me permettent d'avoir un certain rythme et une régularité. Ces petits rendez-vous quotidiens sont : manger, dormir, nettoyer le bateau, prendre mes vitamines, me laver...". Et oui les vitamines au quotidien au beau milieu d'autres petits gestes simples de la vie de tous les jours à bord !

 

Ou encore lu dans l'article du lundi 24 janvier 2005 (Libération) par Dino DIMEO : "C'est gavé de vitamines et armé de patience que Golding tente de recoller à la tête de course."

 

Voilà si la dernière concurrente de la course ou encore Mike de la 'petite' école anglaise reconnaissent prendre quelques 'produits' pour tenir le coup, qu'en est-il des coureurs français qui baignent dans le "très grand professionnalisme" de la vallée de fous ? On peut se le demander. Eux qui étudient et perfectionnent depuis de longues années tous les compartiments du jeu : nutrition, gestion du sommeil, analyse météo, manoeuvres sur le pont, lutte contre le stress, architecture des bateaux ... pour leur plus grand bien. Ils ont bien du aussi faire quelques petites incursions du coté des pilules magiques, ils ont bien du en essayer quelques-unes parmi la panoplie qui reproduit fidèlement toutes les couleurs de l'arc en ciel, non ? Surtout que même s'il y a des contrôles à l'arrivée (personnellement je n'en ai jamais entendu parler) que voulez-vous qu'on détecte après plusieurs semaines de course !

 

En y prêtant bien attention certains coureurs de cette école ne s'en cache pas ils disent se doper régulièrement pour soutenir leurs efforts en mer ...

Sébastien Josse (VMI) grand gourmand devant l'éternel (il a abondamment parlé d'alimentation lors des vacations et en particulier de chocolat) "Je viens de lire « Les Secrets de Lance Amstrong ». A la page 118, ils (les auteurs américains NDLR) disent que l’on se dope sur le Vendée Globe. Cela me fait bien marrer… Moi, je sais que je n’ai plus de sucettes…"

 

Bref tous ces skippers reconnaissent marcher aux douceurs, qui au chocolat, qui aux sucettes, thé ou autres barres de céréales dans le cas de la Miss Ellen ;-) par exemple ... Mais n'y a t'il pas anguille sous roche ? Car rien que côté sommeil faut une sacrée forme pour tenir 90 jours avec 5 heures de dodo quotidien, dodo qui plus est découpé en tranches ...

 

Et là c'est un jeune père de famille qui trouve ses nuits de terrien bien trop courtes qui vous le dit ... pour le vivre quotidiennement depuis quelques semaines dans sa propre chair !

 

Lundi 28 février 2005

Aller pour vous donner le moral en ce début de semaine voici un petit article légèrement ‘décalé’.

 

Après avoir évoqué hier la difficulté que représente la manœuvre seul d’un engin de 18m pendant plus de 90 jours (sauf pour quelques bienheureux qui sont arrivés à faire un peu moins !), eh bien voici 2 photos qui prouvent que finalement leur tour du monde n’est pour eux rien d’autre qu’une petite sortie en dériveur dans la baie …

 

 

Conrad H. qui barre au trapèze le stick dans la main … pour doubler Joé S. en vue de l’arrivée … et ça l’a fait pour 18 petits miles de mieux !!!

 

 

Bon la seconde photo fait un peu moins rire mais elle reste quand même 100% dans la veine ‘dériveur’ qui reste une excellente école pour apprendre à naviguer car chaque erreur grave se solde immédiatement par un bain et là je ne sais pas si Jean-Pierre Dick a fait une erreur mais le bain n’est pas loin … d’ailleurs regardez sa tenue : il y est plutôt bien préparé !

 

 

 

Jean-Pierre Dick quelque part en mer dans une posture (peu enviable il faut bien le reconnaître) de l’équipier unique d’un dériveur type laser : l’écoute de grand-voile dans une main, la barre dans l’autre, la combi et le gilet bien serrés … ça mouille comme sur un vulgaire 420 sauf que là la luge elle fait quand même 18m et peut aligner des journées à plus de 300 miles faciles !

 

 

Aller pour finir la galerie photo, voici un vrai engin de plage mené par des vrais amateurs sur un plan d’eau intérieur.

 

 

Pour les curieux c’est moi au trapèze (qui est d’ailleurs super mal réglé car bien trop ‘court’, le couple de rappel est loin d’être optimum je suis bien trop haut au dessus de l’eau !)

Dimanche 27 février 2005

Le Vendée Globe n'est pas terminé : Karen ne devrait pas être de retour parmi nous avant mi-mars, elle-même le disait dans sa descente de l'Atlantique "Mon bateau va deux fois moins vite que les autres" !

 

Je me suis lancé un défi en démarrant ce blog : suivre les concurrents jusqu'au dernier. L'actualité de Vendée Globe étant un peu moins 'active' et l'arrivée de Karen n'étant pas pour tout de suite et bien c'est l'occasion de prendre un peu de temps pour revenir à l'essence même de cette épreuve. Aujourd'hui abordons par exemple un point que nous avons quand même souvent tendance à oublier pris que nous sommes dans la tourmente des évènements ... les skippers sont seuls sur leurs engins d'un peu plus de 18m ! Et alors me direz-vous ? Et bien ça change pas mal de chose quand même : dans la tête tout d'abord, mais aussi dans le corps et la technique ... enfin là plus qu’ailleurs tout est question d'équilibre !

 

Joé Seeten à l'arrivée, seul, sur son engin face aux éléments pendant 105 jours

 

 

La solitude vécue par les concurrents (ça se passe dans la tête)

Marc Thiercelin (Pro-Form) dans le Pacifique : « Je navigue depuis trois jours dans de la ouate. Je vois à peine l’avant et l’arrière de mon bateau. Je ne suis pas en veille radar. Je suis loin de toute zone de navigation actuellement ».

 

Voilà la solitude c'est ça : personne à bord, personne en vue, se retrouver prisonnier d'un horizon pas très lointain, vivre pendant 3 mois un monde qui se 'rétrécit' à sa simple personne, à ses propres perceptions ...

On comprend mieux pourquoi les concurrents à l'image de Vincent Riou à son arrivée rapportent que les communications avec la terre et leurs proches en particulier et bien c'est bon pour le moral ! Vous saviez tous qu'une grande partie de la course se jouait dans la tête mais lorsqu'on dit cela on pense souvent, voire exclusivement, à l'immense partie d'échec planétaire (selon le classement avec les autres concurrents et/ou avec les phénomènes météo) ... plus rarement à ce face à face avec soi-même qui est le quotidien des skippers pendant 3 mois.

 

 

Le solo ... c'est aussi des efforts physiques (ça se passe dans le corps)

Dominique Wavre ("Temenos") dans les premiers jours de course "Vous pouvez rappeler SVP, je suis en pleine manoeuvre. (...) Je viens de renvoyer un ris. Cela a été un peu plus sportif que prévu, avec le pilote qui a décroché. Sinon, je commence à prendre du plaisir à faire des efforts physiques. Cela veut dire que le corps prend le dessus. Je mettais 5 à 6 minutes avant pour renvoyer un ris dans la grand-voile, maintenant je ne mets plus que 3 à 4 minutes, c'est bon signe !"

 

Et oui la voile en compétition est aussi un sport dans sa dimension physique et quand on est seul on l'expérimente très très vite ...

Autre exemple de cette engagement physique nécessaire en solo autour du monde : les skippers embarquent des spis de 400 m2 qui seront manoeuvrés par un homme seul. Pour avoir un point de comparaison sur un voilier de croisière de 10m j'utilise un spi de 90m et souvent on n’est pas trop de plusieurs pour l’affaler !

 

Grâce aux emmagasineurs, c'est 'plus facile' de manoeuvrer en solo les gigantesques voiles d'avant. Ici Jean Le Cam à fond sur Bonduelle au portant ... Quelle démesure ! Il y a de quoi se faire quelques cheveux blancs quand il faudra rentrer toute cette toile !

 

La parade dans ce domaine ce n'est pas le coup de téléphone comme pour la solitude dans la tête mais c'est la technique : par exemple les spis sont rentrés très rapidement, car dès 15 nœuds de vent, l’affalage devient difficile pour un homme seul. Ensuite les gennakers sur emmagasineurs prennent le relais. Ou encore on a vu fleurir récemment des colonnes de moulin à café dans tous les cockpits à l’image de Bonduelle.

 

Moulins à café de Jean Le Cam (Bonduelle)

 

 

En résumé : le solo c'est la tête et les bras (tout est une question d'équilibre)

 

Et oui l'homme, cet étonnant animal, s'adapte à tout : compte tenu de sa limite 'physique' et bien il compose avec les éléments.

 

Parfois ça respire la maîtrise : Vincent Riou "Je suis au près, mais c’est moins fort qu’hier. Là j’ai 20 nœuds, avec 1 ris et la trinquette. J’ai beaucoup changé entre la trinquette et le solent. A chaque fois, c’est au moins un mille de perdu puisque je me mets plein vent arrière pour rouler et dérouler les voiles".

 

Parfois c'est un peu plus compliqué et l'homme se retrouve devant des choix cornéliens, des équations à trop d'inconnues et ça donne : Benoit Parnaudeau "Mon petit gennaker m’a servi trois heures. Il est maintenant matossé sur le pont ! J’ai eu des passages de grains avec pas mal de changements de voiles. Tu mets de la toile pour gagner 1 nœud sur 4 heures mais le temps de faire toutes les manœuvres, en fait tu n’as rien gagné au final car ensuite il faut réduire !".

 

 

Voilà c'est tout un art de naviguer en solitaire en course au large, un art bien loin de la navigation en équipage et en croisière.

 

 
 
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