Belle bagarre pour la 7e place

Publié le par Nam

Joé Seeten (Arcelor Dunkerque) et Conrad Humphreys (Hellomonto) se livrent une vraie bagarre en vue de la ligne, reproduisant un peu le schéma tactique de l'arrivée des 3 premiers : Joé Seeten a essayé de venir cherche la bascule de vent à proximité de l’anticyclone comme Vincent Riou (mais avec un peu moins de réussite), Conrad H. lui essaye de couper le fromage à l'anglaise. Ils sont attendus ce dimanche aux Sables-d'Olonne.

 

Tout 2 ont des bateaux qui sont loin d'être à 100% de leur potentiel et cette arrivée est dure pour les nerfs, voici un petit résumé de leurs handicaps :

 

- Joé Seeten manque cruellement de voiles d’avant qu'il a explosé ou perdu pour l'essentiel dans la descente de l'Atlantique. Pourtant conscient de la difficulté de se battre avec ce handicap Joé a fait le maximum pour économiser ses voiles d'avant restantes dans le Sud. Mais cela ne suffit pas : il s'est traîné péniblement à proximité de la bulle anticyclonique.

 

- Pour Conrad les problèmes sont encore plus graves. Depuis quelques jours, il est dans l’incapacité de démarrer son moteur. Il a donc éteint tous les instruments du bord et navigue en 'aveugle' à l'ancienne, sans instrument, ni météo, ni classements. Il barre entre 15 et 16 heures par jour ... ça vous rappelle quelqu'un ? "J’ai attaché ma barre avec un système de bouts qui permet de tenir un cap tant bien que mal à condition d’avoir un minimum de pression dans les voiles". A cela s'ajoute son problème de quille plus ancien mais qui s'est aggravé "j'ai aussi perdu toute pression dans les vérins de quille la nuit dernière. Je lŽai donc fixée une fois pour toutes. Je manquerai un peu de stabilité si le vent se lève mais cela devrait marcher...".

 

 

Suite de la saga « en mer on ne va pas toujours où l'on veut »

 

Joé Seeten (Arcelor Dunkerque) "J’ai actuellement 2,3 nœuds de vent… . J’ai connu une journée épuisante. Je me suis endormi de fatigue et quand je me suis réveillé, le bateau avait fait demi-tour. Il m’a fallu 6 heures pour revenir dans la pétole à mon point de départ ! C’est beaucoup plus fatigant de naviguer ainsi que dans la brise. Il faut être dessus tout le temps, attentif aux réglages, au matossage, etc. Les fichiers météo ne sont pas fiables."

 

Cette saga est définitivement inépuisable ... à bientôt certainement pour un autre épisode...

 

Publié dans Vendée Globe 2004

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