Une édition sans catastrophe majeure

Publié le par Nam

Voilà la dernière des concurrents est arrivée, refermant la porte de ce Vendée Globe édition 2004-2005.

 

Parmi les choses marquantes de ce Vendée Globe on peut noter qu'il n'y a eu aucune disparition, pas non plus danger de mort patent pour l'un des concurrents comme cela avait été le cas dans certaines éditions précédentes, même si certains ont connu des avaries graves qui auraient pu très mal tourner (je pense par exemple aux multiples pertes de quille ou à la voie d'eau de Conrad, son récit complet et édifiant est ici). Pour mémoire, voici par exemple Thierry Dubois retourné dans le Sud (fortune de mer aussi arrivée à Tony Bullimore (skipper de Deadalus en ce moment dans l'Oryx Quest) à quelques centaines de miles sur la même édition 96-97, d'ailleurs récupéré par le même navire militaire).

 

Pas de commentaire, cette photo est tout simplement effrayante

 

 

Après ce constat, quelques remarques personnelles (ces commentaires font volontairement abstraction des possibles conditions météo clémentes rencontrées par les concurrents sur cette édition et que j’entends d'ici certains m'objecter) :

 

- si je n'ai pas abordé ce sujet avant c'est par simple superstition maritime (il fallait que le dernier concurrent soit arrivé) et aussi un peu par soucis d'exactitude ... comme l'a prouvé Mike Golding ou Bertrand de Broc avant lui : tout est possible tant que la ligne n'est pas franchit, de plus le Golfe de Gascogne est définitivement un gros morceau !

 

- clairement l'évolution de la sécurité est sensible : terrain de jeu mieux connu, bateaux mieux préparés (les bateaux 'aventures' sont de vieux bateaux qui ont déjà plusieurs tours à leur actif !), les skippers doivent se qualifier (en terminant classés sur d'autres courses ou en réalisant un parcours de qualification imposé par le comité de course du Vendée Globe), les bateaux doivent satisfaire à des critères sévères (angle de redressement, trappes d'évacuation, couleur des appendices ...), je ne reparle pas des portes imposées dans le sud et j'en oublie.

 

- Alain Gautier (vainqueur du Vendée Globe 1992-93 et tout jeune retraité des courses en multicoques 60 pieds -Note 1-) était consultant 'sécurité' de luxe pour l'organisation de ce Vendée Globe et il n'a pas été trop sollicité. Sa seule intervention connue de ma personne se limite à cette phrase prononcée lors des pépins de bôme de Jean-Pierre Dick et Patrice Carpentier : « Un bateau sous toilé dans le sud peu devenir dangereux » ... belle reconversion, non ?

J'en profite pour ajouter qu'Alain a construit et mené à la victoire ce qui est à mes yeux le plus beau de tous les 60 pieds jamais construit à ce jour, un superbe ketch blanc, le voici ...

 

Bagages Superior : une surface de voile fractionnée comme cela se faisait à l'époque pour rendre les voiles plus faciles à manipuler par un solitaire + un plan de pont parfaitement limpide. J'ai trouvé sur le net des vidéos superbes de ce merveilleux engin qui me fait toujours rêver. Pour ne pas mélanger les genres ... je vous met ça dans un autre article ... demain ... nostalgie quand tu nous tiens !

 

 

 

Note 1 : Alain a laissé la barre de son Foncia à Armel Le Cleach' qui lui a 'volé' la victoire dans l'édition 2003 de la course du Figaro pour ... 13 secondes d'écart à l'arrivée !!! Ah ces jeunes ils ne respectent rien ...

Publié dans Vendée Globe 2004

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