Joé Seeten le bricoleur génial de safran

Publié le par Nam

Résumé des épisodes précédents : Joé fait le tour du monde, un OFNI casse l'un de ses safrans (il en a 2 : un sur chaque bord) au ras de la coque. Heureusement il avait prévu le coup et en possède un de rechange (ce n'était pas le cas d'Hervé Laurent qui pour exactement la même avarie a été contraint à l'abandon un peu plus tôt). Joé procède donc au remplacement du safran illico en pleine mer (ce n'est pas une mince affaire, demandez à Conrad Humphrey, lire une édition précédente).

 

Quelques jours plus tard nouvelle avarie de safran. Cette fois c'est moins grave : le safran n'est pas arraché mais seulement défoncé dans sa partie haute. Heureusement car Arcelor Dunkerque n'est pas un cargo qui transporte une cargaison de safrans neufs à destination des Sables d'Olonne ! Mouillage de Joé aux îles Crozet, sortie du safran, stratification, repos bien mérité pendant que la résine sèche. Vers 12h00 Joé lève lŽancre, toujours un seul safran à poste ! A t'il perdu la boule ? Non, non car Joé a en fait besoin de son ancre pour tenir le safran immergé pendant la réparation (ne me demandez pas où est passé son second mouillage obligatoire, il l'a perdu, j'ai dû raté un épisode). Voilà donc notre Joé qui dérive "doucement" pendant 3 heures (c'est le terme employé sur le site officiel !) en terminant de remettre en place son safran fraîchement "shapé".

 

C'était trop beau pour être vrai ! Le communiqué suivant livre « En levant l’ancre, nécessaire pour couler le safran et le tenir en position verticale, Arcelor-Dunkerque s’est mis à dériver vers la côte. A 600 mètres du rivage, Joé a préféré renvoyer les voiles et repartir pour éviter de s’échouer. »

 

Et oui en mer c’est bien connu le danger c’est la TERRE !

 

Dernières précisions de Joé :

« Au mouillage il y avait beaucoup de vent et de courant. J’ai perdu mon premier mouillage car le bout s’est cisaillé sur la quille (ndlr : ces voiles de quille en carbone aux entrées d’eau très fine, ce sont de vraies lames de couteau !). Je pense que c’est une bille de bois qui a endommagé le safran. J’ai eu de la chance de ne pas casser la mèche à nouveau. Dans l’après-midi, j’avais trop de vent et de mer pour remettre mon safran. Je suis parti avec un seul safran en place pour limiter mon temps perdu. »

 

Conclusion : malgré les progrès de la communication quasi en temps réel avec les coureurs, il ne faut pas trop se presser dans la rédaction de nouvelles, parfois un léger temps de décalage ça a du bon …

Publié dans Vendée Globe 2004

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article