Passeront-ils sous la barre des 90 jours ?

Publié le par Nam

Avant le départ la question occupait tous les esprits : combien de temps vont-ils mettre pour faire le tour de la planète bleue ? Réponse quasi unanime (l'édition précédente ayant vu Michel Desjoyaux arrivé après seulement 93 jours talonné par Ellen Mac Arthur) : la barre des 90 jours peut être franchie.

Pour rappel le 1er marin de l'histoire à avoir accompli un tour du monde en solitaire et sans escale est le britannique Robin Knox Johnston (qui s'est aussi illustré en remportant un Trophée Jules Verne à bord du cata Enza et sous la houlette du regretté Peter Blake). Je disais donc que Robin Knox Johnston avait bouclé le parcours lors du Golden Globe 1968-69 en 313 jours, d'ailleurs c'était l'unique concurrent à avoir terminé la course !!! Les nouveaux bateaux sont tellement rapides qu'en fait c'est une balade de santé ce Vendée Globe, non ?

Jean Le Cam (Bonduelle) : « J’ai regardé le film de Loïck Peyron (ndlr, de son premier Vendée Globe 89) à la télé avant le départ, et cela m’a marqué car il disait "c’est rare qu’on soit au-dessus de 10 nœuds", moi je dirais aujourd’hui "c’est rare qu’on soit en dessous de 10 nœuds". C’est incroyable l’évolution en tout juste 15 ans ! »

A mi parcours, la tête de flotte a pour l’instant plus 5 jours d’avance sur le temps de Michel Desjoyeaux il y a quatre ans. Ce dernier avait tenu 11,94 nœuds de moyenne sur l’ensemble du parcours et Vincent Riou a, pour l’instant, une moyenne de 13,26 nœuds. Soit plus d’un nœud de gagné ! Vous en connaissez beaucoup vous des disciplines que l'homme pratique depuis des siècles et où en 4 ans on améliore de plus de 10% les performances ???

Sachant qu'il y a 4 ans la 1ière partie de la course avait été rapide, que cette année elle a été éclair et qu'à contrario, il y a 4 ans la seconde moitié de la course n'avait pas été très vite, ... le gain sur le chemin du retour pourrait bien faire voler en éclat le record de 93 jours de Mich'.

Bon c'est vrai aussi qu’il ne faut peut-être pas vendre la peau de l'ours avant de l'avoir tué car jusqu'à présent les conditions météo ont été assez favorables à la tête de course (très favorable même des Sables aux Kerguelen) mais et la boucle n'est pas encore bouclée .. tout peut arriver. Vous n'avez qu'à demander à Olivier De Kersauzon ce qu'il pense au hasard de 15 jours de lutte au près dans le sud pour passer le Cap Horn avec des vagues de 18m ou encore d'une remontée de l'Atlantique qui n'en fini pas faute de vent !

Aller je me mouille et je parie pour 83 jours, soit 10 jours de mieux que la précédente édition et 3 petits jours de plus que le rêve de Jules Vernes.

Publié dans Vendée Globe 2004

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