Le chantier de l'Atlantique

Publié le par Patricia Hedrich

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

 

Charles Hedrich, parti hors course du Vendée Globe, se rapproche de l’Equateur,   bord à bord avec Joe Setten , et se prépare à éviter les zones de calme du Pot au Noir. Il profite des accalmies relatives pour réparer la casse. Il est attendu sur la terre ferme la deuxième quinzaine du mois de février. Denis Horeau, le directeur de course du Vendée Globe, l’a informé qu’ il ne l’accueillerait pas aux Sables d’Olonne. Le skipper d’Objectif 3 n’a pas encore pris sa décision.

 

Après les conditions de navigation difficiles rencontrées dans l’Océan Indien et dans le Pacifique, Charles Hedrich et Objectif 3 soufflent un peu depuis qu’ils ont franchi le Cap Horn. C’est l’occasion de réparer les diverses avaries qui se sont déclarées. Début janvier, les deux pilotes automatiques, le principal et celui de secours, avaient déclaré forfait juste avant le Cap Horn. Une réparation temporaire avait permis à Objectif 3 de poursuivre sa route à vitesse réduite et dans des conditions de navigation précaires. Mais lorsque la mer devenait très forte, Charles était contraint de barrer en permanence. Après le passage du Cap Horn,  le skipper a profité des accalmies pour réparer définitivement les pilotes. « Trois heures le nez dans l’électronique au détriment de la progression », dans la course au large il faut savoir trancher dans les priorités.

Et lorsque les instruments de mesures refusent définitivement de fonctionner, Charles navigue à l’ancienne ce qu’il, au bout du compte, apprécie. Mais ce type de panne  reste  « une épée de Damoclès, très usante pour les nerfs. Si l’on est en régate, la course est finie ».

 

« Des pointes à 65 nœuds »

Après le passage d’un  grain, Charles a constaté que l’étai de solent, au pied du mat, était démis. Le skipper d’Objectif 3 a dû se rapprocher de la côte, plus au calme, pour réparer. L’étai remis en place, il a fallu consolider l’ouvrage avec du carbone. La réaction chimique a été terrible : « Une épaisse fumée s’est formée et j’ai dû tout jeter par-dessus bord avant que cela ne dégénère ! » La liste des réparations est longue. Le génois, qui s’était décousu en deux endroits, est en lambeau et s’est enroulé autour du câble. Seule solution :  grimper en haut des 26 mètres du mât pour le couper. Un baptême incontournable pour les candidats au tour du monde. La première tentative s’est soldée par un échec et Charles a dû battre en retraite en raison d’un grain trop important. Il s’est ensuite parvenu à se hisser par l’étai du génois, a coupé les bouts flottants au vent et entouré les lambeaux avec du scotch américain.

Par ailleurs, La météo s’est avérée plus forte que prévu ces 15 derniers jours. « Le vent n’a jamais soufflé aussi fort, avec des pointes à 65 nœuds. Refermer la porte d’entrée est une vraie lutte tant les rafales de vent sont puissantes ». Enfin, les coupures Internet compliquent considérablement le téléchargement des fichiers météo, ce qui mobilise le skipper pendant plus de deux heures pour un seul fichier.

 

Pas d’accueil aux Sables d’Olonne ?

Charles a appris par un article paru dans Ouest France le 17 janvier que Denis Horeau, le directeur de course du Vendée Globe, écartait la possibilité de l’accueillir aux Sables d’Olonne. Cette information l’a réellement surpris dans sa solitude, lui qui aura -si tout va bien- réussi un tour du monde en solitaire, sans assistance et sans escale. Le 20 janvier au soir, Denis Horeau a finalement pris contact avec le skipper d’Objectif 3 pour lui confirmer ses propos. Charles Hedrich  n’a pas encore décidé quel sera son port d’arrivée.

 

Par ailleurs, Charles a été très touché par le décès de Silvio Méoni, intervenu au cours du Dakar 2004, et qu’il avait eu le plaisir de croiser dans l’édition 2003 ou dans les rallyes raids 2002. Et de lui rendre hommage :  « J’ai eu une pensée pour lui, pour ce sportif déterminé qui aimait tant l’aventure et qui l’a payée au prix fort ».

 

Le skipper d’Objectif 3 devrait achever son tour du monde avant la fin du mois de février, réalisant ainsi son deuxième objectif. En Janvier 2003, il avait bouclé le Dakar en 400cm3. Son dernier challenge, l’Everest, reste toujours d’actualité. Mais Charles prend goût à la mer et envisage ensuite un nouveau défi : battre le record du tour du monde en multicoques.

 

 

Contact : Patricia Hedrich. Tel. 06 80 01 63 27 / 04 50 93 04 21

Email. Objectif3.premieremondiale@wanadoo.fr

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Commenter cet article

DomH 05/02/2005 12:49

Les positions de Charles au 1er février 2005. Il devrait avoir passé l'équateur dans la nuit du 2 au 3 février soit au moment où Vincent le Terrible passait la ligne d'arribée aux Sables d'Olonne.

flood 02/02/2005 09:17

l'a qu'a arriver à Marseille, on l'attend sur le vieux-port !