Vendée Globe : avant le départ
Chers tous,
Le Vendée Globe est parti. Pas besoin de vous faire un dessin ... vous imaginez bien que je vais suivre l'évènement de prêt.
Les médias vont certainement nous informer dans les grandes lignes : classement, casse, météo rencontrée par les concurrents et certainement aussi parler des aventures qui ne manqueront pas d'arriver à l'image des précédentes éditions : chavirage et sauvetage par un autre concurrent, chirurgie de la langue seul dans les 40ièmes rugissants, construction d'un mat de fortune dans une baie inhospitalière d'une île déserte.
De mon côté je vous propose pendant les 3 mois qui viennent de retrouver dans NAM les "coulisses décalées" de la course. Pas que je sois spécialement dans le secret des coureurs mais simplement qu'il y a des à cotés à ce tour du monde planétaire qui ne feront jamais la une des médias. Comme d'hab que des infos véridiques, traitées subjectivement par votre serviteur, selon ses humeurs, ses disponibilités. Premier jet aujourd'hui de la lettre NAM dans le style "Canard du Vendée".
Le décors : tout est relatif
Les concurrents du Vendée Globe vont parcourir en 3 mois et à la voile 23 000 miles soit à peu près la distance parcourue par un gros rouleur avec sa voiture en 2 ans (soit 20 000 km / an) sauf qu'eux ne font pas des pointes à 140 km/h sur l'autoroute mais plutôt à 40 km/h (autour de 23 noeuds quand même !) et qu'ils sont poussés non pas par un moteur à explosion utilisant de l'énergie fossile (quoique .. voir plus loin) mais par une énergie renouvelable : "le vent". Notre quotidien, le leur tout est relatif.
Autoportrait express d'un concurrent
Introduction : Hervé Laurent, skipper pro depuis 25 ans, inconnu du grand public qui a déjà couru le Vendée Globe.
Extrait d'une interview d'Hervé Laurent :
"Ce parcours correspond à ce que j'attends de la navigation hauturière. J'ai traversé 34 fois l'Atlantique mais j'ai envie de faire le tour du monde parce que c'est une autre dimension." (ndlr : moi si jarrive à faire une petite transat dans ma vie se sera déjà pas mal).
Q : Vos souvenirs du Vendée Globe : le meilleur, le moins bon ?
Hervé Laurent : "Le meilleur souvenir, c'est incontestablement l'arrivée. Le moins bon, c'est lorsque j'ai vu une muraille de glace à 200 mètres du bateau alors que je me trouvais à proximité de l'Antarctique. Je peux vous assurer que ça fait un frisson dans le dos." (ndlr : pour rappel leurs bateaux font juste 18m, quand on sait quun glaçon peut couleur un bateau de la taille du Titanic
pour vous faire une idée jeter un il à la photo jointe : un iceberg croisé par un concurrent dans le sud !).
Q : Comment pensez-vous gérer votre sommeil ?
Hervé Laurent : J'ai appris à ne jamais dépasser une demi-heure de sommeil et à m'endormir en moins de dix minutes." (ndlr : les plus grosses « nuits » des concurrents tournent autour de 4h30 de sommeil pour 24h, et pour le plus rapide il faudra tenir le rythme sur 90 jours).
Info ou intox : Jean Le Cam embarque un moteur de tracteur et Roland Jourdain roule au HDI ?
Et oui les 2 marins de la vallée de fous à Fouesnant qui ont construit ensemble leurs bateaux (2 sistership) n'ont pas choisit les mêmes moteurs ... question de philosophie.
Extrait d'une intervention de Jean Le Cam :
"Sur le moteur, nous navons pas fait les mêmes choix : jai une plate-forme rustique, un moteur de tracteur. Il est moins performant que celui de Bilou qui est un HDI"
Je vous encourage bien sûr à suivre la course en direct sur http://www.vendeeglobe.org