Ils sont en mer depuis 1 semaine

Publié le par Nam

Résumé de la semaine

Ils sont partis et preuve de la qualité du plateau ils sont encore tous les 20 en mer, aucun abandon après une semaine de portant à fond la caisse (cela n’était jamais arrivé en 4 éditions du Vendée Globe).

 

Les brèves en cascade (3 courtes histoires reliées entre elles)

- Devinette. Parmi les bateaux sur la ligne de départ il y a un peu de tout : des bateaux flambant neufs mis à l'eau en 2004 et d'autres bateaux 'reconditionnés' ayant plus de 5 tours du monde sans escale dans la quille (dont un à l'envers !). Devinez qui on trouve à bord des 2 bateaux les plus anciens ? Les deux femmes : Anne Liardet (Roxy) et Karen Leibovici (Benefic). Vous avez dis macho les marins ?

- Du coup il y a bel et bien une course dans la course. Avant le départ Karen Leibovici annonçait "On va se faire notre course avec Anne Liardet, Benoît Parnaudeau et Norbert Sedlacek". C'est très clair : le départ a été express grâce à des conditions portantes, la flotte s'est éclatée en 2 groupes dès les 1iers jours. Voir la carte des positions au 4ième jour de course. Sauf qu'aux 4 retardataires annoncés s'ajoute Raphaël Dinelli que je serai tenter de surnommer "le poisseux" et pas seulement sur ce Vendée Globe mais pour toute sa carrière nautique !

- Petit inventaire des déboires de Raphaël Dinelli. 1ière participation au Vendée Globe : parti hors course sur l'ex-bateau de l'organisateur (Philippe Jeantot), il chavire dans le Sud et est miraculeusement repêché par Pete Goss alors que son bateau coule. Décidé à re-tenter sa chance autour du monde, il décroche un sponsor (Sodébo), fait construire un engin de vitesse, mais Sodébo finit par lui préférer Thomas Coville ! Il se lance donc dans sa 2ième participation au Vendée Globe sur un bateau d'occasion et heurte un cétacé dans la descente de l'Atlantique; obligé de s'arrêter pour réparer il termine hors course, attendant Yves Parlier en chemin. Pour cette édition 2004-05 il se lance dans la construction d'un nouveau bateau mais faute de budget (il n'est pas arrivé à vendre son ancien bateau, avec un arceau arrière particulièrement laid) il doit se résoudre à repartir autour du monde en réarmant "l'invendu". Et devinez quoi ? Il se prend quelque chose dans la quille dès le 2ième jour de course avec une voie d'eau à la clef ! Heureusement qu'il est persévérant le bonhomme. J'en connais qu’aurait lâché le truc pour moins que ça !!!

 

Petit cours de manoeuvre en solitaire : 2 écoles pour le changement de bord au portant

Ecole numéro 1 : Hervé Laurent (UUDS)

Vous avez dû comprendre à la lecture de l'édition précédente que j'avais un petit faible pour Hervé Laurent, un navigateur parfaitement inconnu du grand public, il a choisit de longer l'Espagne là où tout le monde à plutôt été chercher une meilleure glisse et moins de vent au large, loin à l'Ouest.

Hervé Laurent (UUDS) "Le fait de faire plusieurs empannages par 45 nœuds de vent, c'est très enrichissant et rassurant pour la navigation dans le Sud."

Ben ouais on ne boxe pas du tout dans la même catégorie. Juste un petit rappel : nous lors de notre dernière croisière estivale nous avons eu une pointe à 43 noeuds (pas 45 établit), nous étions 6 à bord (il est tout seul), sur un bateau de 11m (le sien en fait 18), avec une mer plate puisque sous le vent du Golfe de Saint Tropez (lui a 5 m de creux), nous étions sous GV seule à 2 ris : c'est marrant ça m'est pas venu à l'idée de faire un empannage juste pour voir ce que ça donnait ! D'ailleurs tout le monde n'a pas la même technique ...

Ecole numéro 2 : Sébastien Josse (VMI)

"Il y avait 33 nœuds de vent et j’ai planté dans une vague. J’ai donc trouvé plus prudent de mettre la trinquette. [...] Je suis très prudent. Une preuve : au lieu d’empanner (changer d’amure au portant, une manœuvre toujours délicate dès que le vent forcit) j’ai préféré remonter au près pour virer de bord."

Le jour où l'empannage est trop "chaud" s'en souvenir et ne pas hésiter à faire comme les pro. Par contre attention ça paraît facile comme ça, mais ce qu'il ne dit pas l'animal c'est qu'au près le bateau penche, que ça mouille sérieusement et qu'en plus on ne surfe plus sur les vagues mais on les prend en pleine face genre manège diabolique.

 

Paroles du chouchou de la semaine

Extrait d'une ITW de Karen Leibovici.

En août dernier, un accident de la route a bien failli ruiner ses espoirs de courir le Vendée Globe : « On m'a refusé une priorité et j'ai terminé ma course dans un mur ». Le diagnostic du médecin fut dur à entendre : « Fracture d'une vertèbre et du sternum ».

« Vendée Globe oblige, j'ai demandé à être opérée trois jours après l'accident ». Ce qui fut fait. Depuis « J'ai deux plaques de ferraille et une dizaine de boulons à l'intérieur », dit-elle.

Forcément, elle a perdu en mobilité, mais ça ne l'inquiète pas outre mesure : « Mon bateau est sain, tolérant et facile à mener ».

Chapeau Mademoiselle.

 

Bon vent à tous et à la semaine prochaine, sauf saute d’humeur ;-)

 

Publié dans Vendée Globe 2004

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